C’est douloureux d’aller au cœur de l’apocalypse (j’aime
beaucoup ce mot d’apocalypse, il est dur d’intonation et compliqué à écrire).
Ce matin d’avril, ensoleillé, presque trop chaud dans ton
manteau léger, tu es comme toujours, décalée dans tes habits, bizarre pour le
moins. Décalée aussi, tu l’es parce que tu sais déjà ce qui va t’être annoncé,
mais tu crois encore qu’une simple pensée magique l’empêchera.
Pourtant, le miracle n’aura pas lieu, et la voilà
l’apocalypse, et tu auras pendant longtemps une sourde aversion au printemps
sans averses.
Pendant de trop longues années, personne ne comprendra ta
terreur, ne saura l’effroi. Tu laisses à voir une statue colorée, joyeuse,
criarde même tant est puissant le sentiment d’impuissance.
Mais elle est de sel cette statue, peut-être le sel de la
vie, mais tu ne le sais pas, tu sens juste que l’eau de tes larmes ronge,
érode, menace la construction.
Il ya parfois sous les ruines des fondations plus solides qu'on ne le croit..
RépondreSupprimerMais c'est du taf de dégager les gravas.
C'est très juste ce que tu dis!
RépondreSupprimerC'est vrai que ce qui est raconté ici, ça va se chercher loin en fait dans la mémoire "affective" (+ de 20 ans), et c'est fait "à la main";)... je ne pense pas que je pourrais sur un clavier, parce que ça met trop de distance!
Je fais comme toi, du "à la main" pour mes lointaines casseroles. Non, le clavier, ce n'est pas pareil. Le papier, le stylo..,ça donne une âme aux choses.
RépondreSupprimerEt ça fait du bien quand c'est fait:)