insomnie.

Ca ne m'arrive pas souvent, mais ça m'arrive: pas sommeil. Et comme les idées tournent, je les détourne... ici.
Le fil, c'est un truc lu sur un blog (je sais plus lequel ), qui disait que les femmes étaient presque nécessairement jalouses des femmes (mais pas d'une façon négative, hein! la réflexion était pas mal construite et je ne garde  cette réplique que parce que c'est ce qui m'a fait réagir en laissant un commentaire).
Alors j'ai pensé à cette fille que j'affectionne particulièrement parce qu'elle est intelligente et riche (en plus c'est vrai) et belle et jeune; c'est à dire qu'elle a quelque chose que je pourrais envier et que je n'ai pas, la jeunesse, le pognon, la taille fine et le ventre plat et aussi des yeux d'une belle clarté (mais ça , on ne change pas la couleur de ses yeux, pis les miens ont leur magnétisme aussi, non mais!).
Pourtant j'ai beau chercher, quand je la rencontre je me dis que c'est vraiment joli cette silhouette de sylphide, j'admire en silence; pour autant je ne me sens pas balourde ou incongrue (ce qui n'est pas forcément le cas avec d'autres personnes moins jolies qu'elle), on cause de femme à femme, c'est plaisant parce qu'on est sur la même longueur d'onde.
Et quand je suis avec un de mes amants je vis ma sensualité avec le plus de plénitude possible, je ne pense pas à mon ventre ou à ma taille, je suis dans l'immersion bienheureuse des corps, la peau, l'odeur, le plaisir partagé...aaaaaaaaaaaah!
Enfin bon, pour préciser ma réalité du jour, mon amant de corps préféré (à la base en ce moment je suis sensée en avoir deux), c'est à dire celui qui me fait le plus vibrer (depuis deux ans tout de même!), ben il a disparu presque d'un coup d'un seul des radars de l'amûûûûûr!
Pour expliquer brièvement, c'est drôle la vie parce que avec lui il y avait  une très grande osmose physique; après sur le plan des idées, ben beaucoup moins même si intellectuellement une vraie complicité, c'est compliqué tout ça.
Bref, ça a été très chaotique ces années, parce que je suis compliquée...parce que...  Enfin je sais pas pourquoi!
Mais voilà je l'ai eu dans la peau jusqu'à la moelle, c'était si bon pis aussi si douloureux  et puis avec "le-grand-travail-que-j'effectue-sur-moi-pour-ne-pas-mourir-idiote" j'ai pris de la distance même si au niveau corporel, ça restait Nirvanesque entre nous: nous explorions avec délices ces terres bienheureuses de  l'accord parfait ,  de la somnolence après l'orage électrique de l'amour...
Et puis il s'est arrêté de fumer le chéri, ce qui a motivé un goût à rien, un début de dépression un peu beaucoup difficile pour lui, l'homme de combat, l'homme très viril en osmose avec la nature et qui exerce un métier qui demande une pleine forme physique: il prenait un peu de POIDS, atteinte de sa fierté de mâle, gloups!
Là dessus, deuxième coup dur, son dos avec qui il avait eu des problèmes bien longtemps auparavant, lui joue de nouveaux tours, et pas des meilleurs: son avenir professionnel est compromis, il devient de plus en plus évident qu'il ne pourra plus exercer ce qu'il aime faire, son si physique métier, catastrophe insondable pour un homme accro à cette adrénaline.
Ben oui, petit à petit, je ne l'ai plus revu, parce que l'homme fort refuse de se montrer faible; il m'appelle de loin en loin... et puis depuis le 1er juin, plus rien, le vide!
Voilà où nous en sommes, et je m'aperçois que je fatigue, je crois que je vais faire un "insomnie 2" ou plutôt "insomnie le retour" peut-être, pasque là j'en peux plus en fait, haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaum, dodo! je continue demain...

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