Tu ne t'y intéressais pas beaucoup.
L'infection, pour toi, ton infection, ça restait quelque chose de vague, sans vraiment de contour.
Ton histoire, je la devine ou je l'imagine, va savoir, un peu comme un conte de fées cruel. Voilà. Tu es belle mais tu ne le sais pas, à chacun son malheur.
En ce temps là, tu étais presque vierge, dépucelée quelques temps auparavant par un puceau plus jeune que toi et encore plus inexpérimenté.
Tu as rencontré un homme suffisamment audacieux pour que tu lui livres tes fesses et le reste, en échange il t'as refilé la sale substance en connaissance de cause, mais le quitter tu pouvais pas, trop contente qu'il veuille de toi malgré tout; faut dire qu'il a été assez habile pour te faire croire que c'est toi qui lui avais refilé la sale chose.
Alors tant pis, t'as vécu avec le sale mec, ou plutôt pas loin, ben oui, la place légitime était quand même occupée, et pas par toi.
Puisque de toutes façons c'était ton plan de vie d'avoir quelqu'un, pouvoir faire semblant d'être grande et peu importe si t'étais toute petite, tu prenais ça pour une chance d'être choisie, et même t'aurais tout donné pour compter... alors t'as compté, pour lui: tes sous, ton cul, ta disponibilité, ta gentillesse; tu vois, t'as passé 14 ans dans son ombre, sans te rendre compte que c'était toi son conte de fées.
Il t'as escroqué des sentiments, des sous, de tout ce que t'avais, t'étais sa poule aux œufs d'or.
Peu importe si c'est un escroc, peu importe qu'il soit marié ailleurs, ou qu'il ait des enfants à deux pas de chez toi et la vie de famille dont tu rêvais, mais sans toi: t'avais l'impression d'exister.
Puis, comme tout arrive, est arrivé un autre homme, pour te détacher du sale mec. une vieille connaissance...
Plein de bons, beaux et gras sentiments, lui aussi s'est servi de toi, mais qu'importe il t'a donné une nouvelle illusion de vivre, à toi le pauvre pantin en attente du manipulateur de tes ficelles dociles.
Et bien sûr, on t'as conseillé de lui dire pour ton statut, pour vivre dans la vérité... et bien sûr il est vite parti, il a eu peur de ton sale secret, sans compter sa légitime qui l'a rappelé à ses pieds, et dieu sait que la légitimité, c'est le passeport du pauvre hère.
Alors tu es retournée dans le giron de ta mère, toujours avec ce virus à l'intérieur dont tu ne disais rien, alors qu'un temps il avait quand même menacé ta vie.
Et puis un nouvel autre te sollicite, encore un du passé, le puceau de l'époque transformé en mari qui s'ennuie et qui a besoin d'une femme pour assouvir. Tu assouviras, mais il te dit bien que non, on ne pourra pas donner suite, sauf une relation à côté, marginale; tu acceptes, faute de mieux.
Et puis voilà un autre qui arrive sur son cheval blanc: tu le connais depuis encore plus longtemps, décidément le passé n'en finit pas de te rattraper; il est beau, enfin non pas vraiment, mais gentil, ça oui, ça repose; séducteur et tu es à son goût.
Le seul détail, mais est-ce un détail, c'est qu'il vit en couple... tu sais, toujours la même chanson, un couple qui va mal, madame pas intéressée par le sexe, madame un peu chiante, comme le sont presque toutes les femmes équipées de maris, d'après les maris qui ont envie de diversité.
Monsieur a besoin d'être consolé, et toi ça tombe bien t'as envie d'être rassurée mais lui as-tu parlé de ton état sérologique? non, sinon il partirait ou il te laisserait lui aussi de côté; t'es belle, mais tu te sens sale aussi avec ce truc dans le corps.
Lui as-tu demandé de se protéger? non, non et non... parce que même si t'as pas trop envie de savoir ce qui se passe dans ton corps, tu as tout de même retenu quelques infos: quand on est indétectable, alors les chances de passer le virus sont infimes, ou très petites, peut-être.
Alors tu ne lui as pas parlé de ce problème qui vit en toi depuis si longtemps puisque tu l'es, indétectable; par peur de te faire renvoyer. Encore. Parce que tu l'as presque oublié ton sale hôte.
Et as-tu pensé à ce qui pourrait se passer plus tard? à l'homme qui pourrait se trouver impliqué parce que tu lui as imposé ça sans lui demander si il le voulait? Non.
Pire encore à celle qui partage sa vie, la chiante, puisqu'il ne la partage décidément pas avec toi? Non plus.
Tu te comportes finalement comme un dieu tout-puissant, qui décide pour les autres de ce qu'ils risquent de vivre, et tu n'as pas le droit.
L'infection, pour toi, ton infection, ça restait quelque chose de vague, sans vraiment de contour.
Ton histoire, je la devine ou je l'imagine, va savoir, un peu comme un conte de fées cruel. Voilà. Tu es belle mais tu ne le sais pas, à chacun son malheur.
En ce temps là, tu étais presque vierge, dépucelée quelques temps auparavant par un puceau plus jeune que toi et encore plus inexpérimenté.
Tu as rencontré un homme suffisamment audacieux pour que tu lui livres tes fesses et le reste, en échange il t'as refilé la sale substance en connaissance de cause, mais le quitter tu pouvais pas, trop contente qu'il veuille de toi malgré tout; faut dire qu'il a été assez habile pour te faire croire que c'est toi qui lui avais refilé la sale chose.
Alors tant pis, t'as vécu avec le sale mec, ou plutôt pas loin, ben oui, la place légitime était quand même occupée, et pas par toi.
Puisque de toutes façons c'était ton plan de vie d'avoir quelqu'un, pouvoir faire semblant d'être grande et peu importe si t'étais toute petite, tu prenais ça pour une chance d'être choisie, et même t'aurais tout donné pour compter... alors t'as compté, pour lui: tes sous, ton cul, ta disponibilité, ta gentillesse; tu vois, t'as passé 14 ans dans son ombre, sans te rendre compte que c'était toi son conte de fées.
Il t'as escroqué des sentiments, des sous, de tout ce que t'avais, t'étais sa poule aux œufs d'or.
Peu importe si c'est un escroc, peu importe qu'il soit marié ailleurs, ou qu'il ait des enfants à deux pas de chez toi et la vie de famille dont tu rêvais, mais sans toi: t'avais l'impression d'exister.
Puis, comme tout arrive, est arrivé un autre homme, pour te détacher du sale mec. une vieille connaissance...
Plein de bons, beaux et gras sentiments, lui aussi s'est servi de toi, mais qu'importe il t'a donné une nouvelle illusion de vivre, à toi le pauvre pantin en attente du manipulateur de tes ficelles dociles.
Et bien sûr, on t'as conseillé de lui dire pour ton statut, pour vivre dans la vérité... et bien sûr il est vite parti, il a eu peur de ton sale secret, sans compter sa légitime qui l'a rappelé à ses pieds, et dieu sait que la légitimité, c'est le passeport du pauvre hère.
Alors tu es retournée dans le giron de ta mère, toujours avec ce virus à l'intérieur dont tu ne disais rien, alors qu'un temps il avait quand même menacé ta vie.
Et puis un nouvel autre te sollicite, encore un du passé, le puceau de l'époque transformé en mari qui s'ennuie et qui a besoin d'une femme pour assouvir. Tu assouviras, mais il te dit bien que non, on ne pourra pas donner suite, sauf une relation à côté, marginale; tu acceptes, faute de mieux.
Et puis voilà un autre qui arrive sur son cheval blanc: tu le connais depuis encore plus longtemps, décidément le passé n'en finit pas de te rattraper; il est beau, enfin non pas vraiment, mais gentil, ça oui, ça repose; séducteur et tu es à son goût.
Le seul détail, mais est-ce un détail, c'est qu'il vit en couple... tu sais, toujours la même chanson, un couple qui va mal, madame pas intéressée par le sexe, madame un peu chiante, comme le sont presque toutes les femmes équipées de maris, d'après les maris qui ont envie de diversité.
Monsieur a besoin d'être consolé, et toi ça tombe bien t'as envie d'être rassurée mais lui as-tu parlé de ton état sérologique? non, sinon il partirait ou il te laisserait lui aussi de côté; t'es belle, mais tu te sens sale aussi avec ce truc dans le corps.
Lui as-tu demandé de se protéger? non, non et non... parce que même si t'as pas trop envie de savoir ce qui se passe dans ton corps, tu as tout de même retenu quelques infos: quand on est indétectable, alors les chances de passer le virus sont infimes, ou très petites, peut-être.
Alors tu ne lui as pas parlé de ce problème qui vit en toi depuis si longtemps puisque tu l'es, indétectable; par peur de te faire renvoyer. Encore. Parce que tu l'as presque oublié ton sale hôte.
Et as-tu pensé à ce qui pourrait se passer plus tard? à l'homme qui pourrait se trouver impliqué parce que tu lui as imposé ça sans lui demander si il le voulait? Non.
Pire encore à celle qui partage sa vie, la chiante, puisqu'il ne la partage décidément pas avec toi? Non plus.
Tu te comportes finalement comme un dieu tout-puissant, qui décide pour les autres de ce qu'ils risquent de vivre, et tu n'as pas le droit.
Il faut du cran pour poster ce post..
RépondreSupprimerJe l'ai lu plusieurs fois, déjà hier.
Je ne sais quoi dire.
Alors, je ne dis rien.
Continue à écrire, tu le fais très bien :)
merci!:) en fait c'est l'histoire de quelqu'un que je connais bien et ça m'a tellement effrayée, comme entrainée dans un gouffre je suis restée tétanisée quelques jours et puis... c'est parti tout seul, j'avais besoin de verbaliser!
RépondreSupprimerJe l'ai mise ici parce que c'est une histoire vraie et pour que peut-être ça puisse servir à quelqu'un. En fait je ne pense pas avoir du cran! ;)