En ce moment, on parle pas mal du viol dans les médias.
Alors, ça m'a rappelé un truc.
Me suis demandé comment appeler ce truc.
Un jour, il y a... 3 ans peut-être? un homme juste vu sur un site de rencontres mais le genre qui se prend pas pour rien, sûr de lui tout ça, enfin le genre que j'ai envie de lui tirer la langue, mais pas le reste, me cause sur le oueb... enfin, me cause, façon de parler.
Il veut ab-so-lu-ment qu'on se voit.
Je sais bien que c'est ce qu'on nomme en terme galant un "queutard".
Je suis polie, je décline, pas envie. Je ne vais pas jusqu'à lui dire que pas envie de lui. Vraiment du tout, non merci. J'ai eu tort.
Il me juuuuuuuure ses grands dieux que non, pas du tout question de ça, ou ça du sesque, quel sesque? juste histoire de me rencontrer; pis justement là, maintenant, un peu de temps ch'uis dans ton quartier, boire un café tu me connais quand même, je vais pas te violer.
Ch'uis gentille, alors comme il insistait, il est venu chez moi et bien sûr... je lui ai dit non; et puis je ne me souviens plus bien comment, juste je lui ai dit non, c'est tout, mais il l'a fait quand même, malgré mes bras repliés sur moi, mes jambes serrées et ma bouche serrée, mes yeux fermés et mes non à peine articulés comme une litanie sans ouvrir la bouche (essaye, ça se fait facilement) et ma tête qui se tournait et mes yeux qui pleuraient et mon cerveau qui me disait qu'il n'avait pas le droit.
Mais j'ai pas bougé, sais toujours pas pourquoi me suis figé, comme la sauce du rôti; il avait pensé à apporter un préservatif, tellement il pensait pas le faire, sans compter que c'était un homme marié et qu'aimait sa femme.
Enfin je plaisante, en vrai je crois pas (trop occupé à s'aimer lui) et de toutes façons j'avais pas très envie de le connaitre.
Quand il a fini, il est vite parti en tous cas, et moi je me suis lavée comme jamais, parce que dans ces cas là on s'en veut tellement de pas avoir réagi, qu'on croit qu'on est une fille sale.
Mais quand même, je me suis fendue d'un mail à son adresse pour lui dire que légalement pénétrer quelqu'un qui t'a pas donné son consentement, on appelle ça viol; il a pas répondu.
Après j'ai rangé ça dans un fond de tiroir et j'en ai surtout parlé à personne. Sauf que là, j'ai lu une ou deux histoires qui ressemblaient à la mienne, et je me suis dit quand même.
Alors, ça m'a rappelé un truc.
Me suis demandé comment appeler ce truc.
Un jour, il y a... 3 ans peut-être? un homme juste vu sur un site de rencontres mais le genre qui se prend pas pour rien, sûr de lui tout ça, enfin le genre que j'ai envie de lui tirer la langue, mais pas le reste, me cause sur le oueb... enfin, me cause, façon de parler.
Il veut ab-so-lu-ment qu'on se voit.
Je sais bien que c'est ce qu'on nomme en terme galant un "queutard".
Je suis polie, je décline, pas envie. Je ne vais pas jusqu'à lui dire que pas envie de lui. Vraiment du tout, non merci. J'ai eu tort.
Il me juuuuuuuure ses grands dieux que non, pas du tout question de ça, ou ça du sesque, quel sesque? juste histoire de me rencontrer; pis justement là, maintenant, un peu de temps ch'uis dans ton quartier, boire un café tu me connais quand même, je vais pas te violer.
Ch'uis gentille, alors comme il insistait, il est venu chez moi et bien sûr... je lui ai dit non; et puis je ne me souviens plus bien comment, juste je lui ai dit non, c'est tout, mais il l'a fait quand même, malgré mes bras repliés sur moi, mes jambes serrées et ma bouche serrée, mes yeux fermés et mes non à peine articulés comme une litanie sans ouvrir la bouche (essaye, ça se fait facilement) et ma tête qui se tournait et mes yeux qui pleuraient et mon cerveau qui me disait qu'il n'avait pas le droit.
Mais j'ai pas bougé, sais toujours pas pourquoi me suis figé, comme la sauce du rôti; il avait pensé à apporter un préservatif, tellement il pensait pas le faire, sans compter que c'était un homme marié et qu'aimait sa femme.
Enfin je plaisante, en vrai je crois pas (trop occupé à s'aimer lui) et de toutes façons j'avais pas très envie de le connaitre.
Quand il a fini, il est vite parti en tous cas, et moi je me suis lavée comme jamais, parce que dans ces cas là on s'en veut tellement de pas avoir réagi, qu'on croit qu'on est une fille sale.
Mais quand même, je me suis fendue d'un mail à son adresse pour lui dire que légalement pénétrer quelqu'un qui t'a pas donné son consentement, on appelle ça viol; il a pas répondu.
Après j'ai rangé ça dans un fond de tiroir et j'en ai surtout parlé à personne. Sauf que là, j'ai lu une ou deux histoires qui ressemblaient à la mienne, et je me suis dit quand même.
je sais que c'est compliqué d'amorcer une démarche de dénonciation mais tu as le droit de le faire. Moins il y en a dans la nature, mieux se porteront toutes les femmes. Tu peux déposer plainte et à mon sens, ce serait bien de le faire. Tu peux, avant, aller dans une association de femmes pour t'aider à passer le cap et t'accompagner. La plupart des viols ne sont pas dénoncés parce qu'ils se passent au domicile de la victime ou de l'agresseur et que la victime se croit responsable. Faux.Ce serait bien que sa femme qu'il aime sache quel ordure est son mari.
RépondreSupprimer"quelle ordure"
RépondreSupprimerCe que tu dis me touche beaucoup.
RépondreSupprimerJe ne suis pourtant et hélas pas dans ce chemin là, déjà le dire ici, c'était pas évident... mais vu que j'ai entendu plein de trucs à la radio, ben c'est comme un boomerang, je me ramasse dans la figure un truc que je pensais bien calé au fond. Et comme je sais que ce qui ne s'exprime pas empoisonne... alors voilà; mais de là à faire même une démarche d'aller voir les associations, pour le moment j'en suis incapable, trop sauvage, pis oui, j'ai trop l'impression d'avoir merdé quelque part, et en plus je sais plus du tout le nom du mec, rien, le trou(c'est le cas de le dire). Pis sans doute j'ai trop eu l'habitude de me taire, même si ça change('reusement!)
Je comprends
SupprimerMettre un nom sur le crime, c'est un pas. Il s'agit d'un viol et tu n'es pas responsable. On n'est jamais responsable d'être violée ou agressée autrement.
Il y a déjà longtemps, sur un autre blog, d'une amie bloggeuse, elle décrivait une scène comme la tienne.
Apparemment, les sites de rencontre constituent des terrain de chasse pour des violeurs. Je pense que c'est bien que ça se sache et je trouve que le dire sur le net, c'est bien.
Le fait de dire , d'écrire ce qui s'est passé, c'est un fameux pas. Perso, il m'aura fallu +- 25 ans pour le faire. C'était lourd cette valise, beaucoup trop ! Les circonstances ne sont pas les mêmes qe les tiennes mais qu'importe, un non est un non, un viol est un viol. Le coup de la sauce du rôti (jvois bien..), c'est juste un instinct de survie, un réflexe,le corps et de l'esprit font comme ils peuvent à un moment donné qu'ils ne comprennent pas. Au bac la culpabilité ! Je n'ai pas dénoncé mon agresseur que je croise encore aux repas de famille, je ne sais malheureusement pas franchir ce pas-là, mais le fait d'avoir posé des mots, de le dire à un humain doté de raison, cré vindjou que ça fait du bien !!
RépondreSupprimerC'est une "reconnaissance".
Ca permet d'enlever quelques couches de carapace, de permettre de remettre en place des gestes qui ne sont plus évidents,bref, plein de trucs.
J'espère de tout coeur que la démarche que tu fais là t'apportera quelque chose de positif :)