C'était un bon copain. On était sortis faire un tour en ville. Puis, il m'a raccompagnée chez moi.
J'ai improvisé un repas vite fait, pâtes et vache qui rigole. Il a dit que c'était bon. On a rebu un peu de vin, un peu pompettes, rien de méchant. C'est un bon copain.
Il a peur de se faire contrôler pour l'alcool, alors il me demande de l'héberger. Problème: mon appartement est petit, un T1, pas de chambre, le canapé c'est mon lit. C'est un bon copain.
Je suis gênée, on se couche tout habillés. C'est un bon copain.
Je sens sa main qui se balade sur mon corps, je me recroqueville, je fais semblant de dormir, il me laissera. Je crois. C'est un bon copain.
Je ne me souviens plus de l'action, quand c'est arrivé, qu'il m'a violée. Je ne me suis pas dit qu'il me violait, je me souviens juste avoir répété NON NON NON comme un mantra. A l'infini. De mes jambes serrées et de son truc qui passait quand même.
Je disais non et je pleurais. Je ne pensais pas que c'était un viol, parce que je l'avais laissé dormir à côté de moi. C'était un bon copain.
... Pour revenir au pragmatique, j'ai oublié cette histoire de longues années (honte honte honte). Ce qui me l'a rappelé, c'est la campagne qu'il y a eu il y a quelques années à propos du viol et du fait qu'un viol n'est pas forcément réalisé dans la lutte... je lisais un témoignage et là, bing le flash! ce vieux truc (c'était il y a 25 ans) ressurgit.
Après cette histoire, le garçon en question et moi avons eu des relations amicales "comme si de rien n'était", mais gênées... à partir de là, les fils entre nous se sont distendus pour disparaître à jamais quelques années plus tard. Ce qui me reste, c'est une obstination que j'ai à me rendre pas attirante, que je ne comprenais pas jusque là.
J'ai improvisé un repas vite fait, pâtes et vache qui rigole. Il a dit que c'était bon. On a rebu un peu de vin, un peu pompettes, rien de méchant. C'est un bon copain.
Il a peur de se faire contrôler pour l'alcool, alors il me demande de l'héberger. Problème: mon appartement est petit, un T1, pas de chambre, le canapé c'est mon lit. C'est un bon copain.
Je suis gênée, on se couche tout habillés. C'est un bon copain.
Je sens sa main qui se balade sur mon corps, je me recroqueville, je fais semblant de dormir, il me laissera. Je crois. C'est un bon copain.
Je ne me souviens plus de l'action, quand c'est arrivé, qu'il m'a violée. Je ne me suis pas dit qu'il me violait, je me souviens juste avoir répété NON NON NON comme un mantra. A l'infini. De mes jambes serrées et de son truc qui passait quand même.
Je disais non et je pleurais. Je ne pensais pas que c'était un viol, parce que je l'avais laissé dormir à côté de moi. C'était un bon copain.
... Pour revenir au pragmatique, j'ai oublié cette histoire de longues années (honte honte honte). Ce qui me l'a rappelé, c'est la campagne qu'il y a eu il y a quelques années à propos du viol et du fait qu'un viol n'est pas forcément réalisé dans la lutte... je lisais un témoignage et là, bing le flash! ce vieux truc (c'était il y a 25 ans) ressurgit.
Après cette histoire, le garçon en question et moi avons eu des relations amicales "comme si de rien n'était", mais gênées... à partir de là, les fils entre nous se sont distendus pour disparaître à jamais quelques années plus tard. Ce qui me reste, c'est une obstination que j'ai à me rendre pas attirante, que je ne comprenais pas jusque là.
Sinon, je viens de lire un article qui parle de Tom, jeune Australien de 18 ans, qui a violé sa petite amie de l'époque, Thordis, 16 ans: ils en ont fait un livre, ça m'interpelle parce que c'est un peu le même genre de viol (sans le parler d'après malheureusement).
"J'ai oublié cette histoire de longues années".
RépondreSupprimerDrôlement fortiche le cerveau pour faire semblant. . (Ou pour nous "protéger" à l'insu de notre plein gré, le salopard )
Ah oui! fortiche, voilà un truc qui m'a toujours surprise... par exemple, j'ai pu garder un terrible secret pendant 7 ans, et le jour où j'ai fini par en parler, j'étais ivre alors que je n'avais rien bu! c'était génial, tout dansait sous mes yeux,la fête foraine pendant tout un après-midi, j'étais heureuse.
SupprimerEt en plus, aucun contrecoup que l'alcool te laisse.
Mais bon, je déconseille pourtant de garder un secret si longtemps, même pour avoir un effet bœuf!